Loligameuse – Digimon World

Loligameuse revient avec un test de jeu qui a bercé une partie de mon adolescence (mon tout premier jeu Playstation, quand même). Digimon World est le premier jeu tiré du dessin animé Digimon (un concurrent de Pokemon #NousAussiOnVeutSeFaireDuFric), les autres softs sont sortis vers la fin de vie de la console.

Ce jeu partait sur une bonne base, tout du moins j’adore le concept, mais j’y reviendrai plus tard. En gros vous dirigez « Anonymous Boy », que vous n’avez jamais vu dans l’anime et que vous devez nommer. Ensuite, il faut nommer aussi son Digimon, et enfin après quelques questions vous débarquez sur l’île des fichiers binaires, et là révélation de ouf guedin, un certain Jijimon vous explique que presque tous les Digimons sont retournés à l’état sauvage. Il vous faudra les ramener dans l’unique ville du jeu, et pendant que vous vous casserez le cul Papy Jijimon fera quelques parties de pétanque, parce que c’est à ça que vous servez, héros de jeu vidéo.

Je reviens sur ce concept intéressant. La ville dans lequel vous vous trouvez est peu peuplée, au fur et à mesure que vous ramènerez des Digimons dans cette ville, son aspect changera progressivement : un nouveau magasin par-ci, un raccourci par-là, et des services qui s’améliorent.

digimon-world

Dans le monde de Digimon, les plantes vous parlent et on cultive de la viande, mais on s’en fout de la logique.

Faire revenir ces Digimons dans la ville augmentera son taux de prospérité, indispensable pour à terme accéder au dernier niveau. Mais n’imaginez pas que les Digimons vont tous accepter sans broncher ; le plus souvent il faudra mener un combat, ou encore ramener un objet précis, venir à telle heure de la journée (le jeu gère un cycle jour/nuit), etc. Pour se faire il faudra entrainer votre Digimon, mais aussi s’occuper de lui comme un Tamagochi : lui donner à manger, le gronder s’il fait une connerie, l’emmener au toilettes pour pas qu’il fasse ses besoins par terre.

Le système de combat est l’un des plus frustrants que je connaisse, certes les combats ne sont pas aléatoires comme beaucoup de RPG, mais vous ne pouvez presque pas interagir. Tout ce que vous pouvez faire, c’est fuir (lorsque c’est possible), utiliser des objets de soin, et attendre qu’une jauge de puissance se remplisse, afin de déclencher une technique super puissante. Pour le reste, vous ne faites que regarder votre bestiole au pathfinding mal foutu (le Digimon n’arrive pas toujours à trouver son adversaire, pourtant juste à côté). Bon heureusement, en entrainant l’intelligence de votre bébête, il apprendra de nouveaux ordres comme attaquer doucement, se battre agressivement. Mouais. Et parlons de la montée en puissance des Digimons : ici pas de niveaux à gagner, les caractéristiques (force, défense, vitesse, etc) montent indépendamment. Mais elles montent beaucoup plus dans la salle d’entrainement qu’en reportant des combats. Cherchez l’erreur. Du coup vous allez passer environ la moitié de votre temps de jeu à entrainer votre Digimon, et en plus comme si ça ne suffisait pas il ne faut pas trop l’entrainer, sinon le pauvre petit se fatigue ou se blesse.

Digimon World est dur à se taper la tête contre les murs. Les Digimons sont longs à entrainer, certes ils peuvent évoluer, mais si vous gérez mal la jauge de propreté de votre sale bête, il évoluera en une espèce de crotte, aux attaques misérablement faibles. Et dans ce cas, vous n’avez plus qu’attendre que votre Digimon meure de vieillesse. Oui, le jeu gère aussi l’âge de votre Digimon, qui au bout d’un certain temps (mesuré en jours dans le jeu), meurt et renait en un bébé inoffensif, bébé qu’il faut ré-entrainer pour qu’il soit de nouveau apte à se battre. Ce système est complètement pourri ! Autant c’est compréhensible quand vous vous retrouvez avec un Digimon en forme de bouse, autant quand vous avez un Digimon surpuissant et prêt à défoncer le boss de fin, ce système vous oblige à recommencer toouuut l’entrainement à zéro. Si on devait faire la comparaison avec Pokemon, c’est comme si votre Dracaufeu de niveau 53 mourrait soudainement parce que vous mettez trop de temps à battre le septième champion, et redevenait un Salamèche de niveau 5… C’est de la bonne que vous aviez, Messieurs les développeurs ?

digimon-world2

Et évidemment il y a d’autres gros défauts dans le jeu, fallait bien se tirer une deuxième balle dans l’autre pied, tant qu’à faire. Les collisions sont merdiques, on se retrouve souvent coincé dans les décors. La traduction a été confiée à Frank Ribéry, et avec parfois en prime des bouts de texte qui sortent des cadres. Des bugs en veux-tu en voilà, dont un problème de script qui vous barre l’accès à une grosse partie de la carte. Tout ça à cause d’un personnage mal programmé qui est censé vous laisser passer si vous lui parlez, et qui à la place reste planté comme une souche. Ça c’est dans la version française, puisque dans les autres versions ce bug ne se produit pas. Cependant des fans du jeu ont pris leur courage deux mains, et ont créé une version sans le bug de script du personnage planté comme une souche. Enfin bon, les autres bugs sont toujours-là, rêvez pas trop.

Digimon World est un jeu complètement gâché par des bugs et sa difficulté, je me suis acharnée pendant des années à le finir, sans succès. Evitez-le si vous manquez de patience.

Madame Indécise, Dernier acte

vanne-scato

On y est, c’est bon. L’ultime lancer de tarte à la merde dans la tronche de la pire admin du pire forum de forumactif, la bien nommée Pat Vador de trans-forum.naz. Je sais que ce forum a disparu pour de bon depuis X temps, que l’affaire est close et que je ressors les vieux dossiers ; mais dans le premier article sur Madame Indécise (Novembre 2014), j’avais écrit ceci :

[…]Je me souviens même d’un jour où j’ai voulu visiter le forum, la page d’inscription comportait un nombre record de champs à remplir (15 ou 20, je ne sais plus), la plupart intrusifs dans la vie privée des futurs inscrits. Dommage que je ne retrouve plus le screen que j’avais fait, parce que franchement on aurait dit une blague…

J’ai bien fouillé dans tout le disque dur de mon ancien PC à la recherche du screen… et à présent je l’ai, et je vais pouvoir balancer ça en PLS. Je vous conseille, à vous qui me lisez de préparer une musique de cirque, sur Youtube par exemple, parce que l’ambiance sera très appropriée vis-à-vis des bouffonneries que j’avais screenées à l’époque.

interrogatoire-nazi

Je m’excuse d’avance pour les malvoyant.e.s qui auraient éventuellement du mal à déchiffrer les pattes de mouches sur le screen, je vais vous décrire tout ça (sans les fautes d’orthographe du formulaire original) :

– Les trois premiers champs sont ceux de base, nom d’utilisateur, e-mail et mot de passe. Rien de spécial, donc.

– « Vous cherchez des renseignements sur la transidentité ? » A mon avis, si on s’inscrit sur un forum transgenre c’est soit qu’on cherche de l’aide, soit qu’on est un translover (« coucou, je veux me taper une trans »), mais la première option est la plus courante.

– « Êtes-vous sur un autre site ? Si oui lequel ? » Une question bien étrange pour quelqu’un qui débarque sur trans-forum, qui est en fait une question piège. Pourquoi ? Parce que selon l’impératrice de trans-forum les autres sites/forums transgenres, ben c’est de la merde ; et si vous ne répondez pas non à la question, et bah c’est le bannissement !

– « Marié(e) ? Civilité ? » Une autre question piège, puisque (je parle des MtF) si vous avez le malheur de vous être mariée à une femme avant votre transition, et ben là aussi on vous dégage. Manquerait plus que l’impératrice rétorque qu’elle n’est pas homophobe… Allez on continue, la fête n’est pas finie.

– « En transition pour une réassignation ? Allez-vous vous faire réassigner à l’étranger ou en France ? » Encore une question piège, enfin vous voyez le genre. Donc, il faut impérativement avoir l’intention de faire votre SRS si elle n’est pas déjà faite, autrement vous connaissez la sanction. Mais ce n’est pas tout, ces nazbroques voient d’un très mauvais œil les nanas (et peut-être aussi les FtM) qui font leur opération en dehors de la France. On atteint le level 100 de la compétence WTF ! Mais on peut monter encore plus haut !!

– « Comment trouvez-vous le site ? » J’imagine qu’il fallait répondre des trucs du genre « ça a l’air génial ! », quand bien même le design du forum comportait un risque de cancer de la rétine à cause des couleurs criardes etc.

– « Transgenre ? » Il fallait répondre non, parce que dans la tête des admins de trans-forum, outre un vide intersidéral il se trouve qu’il y a une grosse différence entre ‘transgenre’ et ‘transidentitaire’. Ben oui, si vous ne passez pas par la case chirurgie génitale, ils vous considèrent comme transgenre et non transidentitaire. Pour eux, transgenre : vous gardez votre pénis, donc pas bien. Et transidentitaire : vous voulez vous faire opérer, les videurs peuvent vous laisser entrer. Et du coup vous connaissez la réponse pour le champ suivant (« Transidentitaire ? »).

– « Sexe : Masculin ou féminin ? » Bordel de saperlipopette, même ce champ est un piège, puisqu’il faut répondre Féminin si vous êtes MtF (que vous soyez opérée ou pas).

– « Date de naissance », « Localisation », « Emploi/loisirs », « Humeur ». Ces champs sont safe, et a priori pas de risque de se faire jeter.

– « Facebook ? » … euh attends… ? Il faut même renseigner son profil Facebook ??? Son blog ?? Son MSN ?? Son Skype ?? WhAAAÂÂt ?!!! M-m-m-mais, c’est une forteresse leur truc ! Et je vous jure que depuis 8 ans que je fréquente les forums, c’est la première fois que je vois un formulaire qui impose de renseigner son Facebook, sans déconner ! D’un côté on vous bassine pour que vous évitez de révéler vos infos privées, et là il y a cet asile de détraqués qui vous demande un paquet d’infos comme si vous étiez devant votre banquier pour un crédit. Du ja-mais vu !

Voila, on a fait le tour de ce formulaire tiré de l’imagination malsaine de cette admin sadique. Et attendez, il reste encore de la diarrhée tirée du cul de Pat Vador à vous montrer, et là on atteint le level 1 000 des compétences WTF et délinquance du web ! Tout à l’heure, je me marrais à vous décrire les champs du formulaire ; mais là quand j’avais fait ce screen à l’époque, je pensais de toutes mes forces à la tête de Pat Vador posée sur le billot.
Alors si vous êtes sensible à la transphobie, le Trigger Warning que j’annonce est là pour vous prévenir que les propos tenus par l’intéressée sont très violents. Oui, je viens de balancer plein d’insultes à Pat Vador, mais sur le screen c’est encore pire ! Et puis œil pour œil et dent pour dent comme on dit, hé ho !

trans-forum-nazi

Pour résumer l’histoire, une de mes amies s’était faite piéger en s’inscrivant dans ce repaire de truands. Suite à des différents, cette amie a demandé à ce que son compte soit effacé. Au lieu de respecter la demande de cette membre, Pat Vador a banni mon amie. En lui renommant son pseudo. En son Deadname. En majuscules. Pourriture. Donc suite à ça, mon amie a contacté Pat Vador par mail, et cette timbrée a balancé des propos vomitifs sur un sujet de son forum. Des insultes et répétition de son deadname au menu (merci de m’avoir donnée du boulot pour censurer !). Il a ensuite fallu batailler, moi et mon amie, auprès de forumactif via l’outil litige, ce qui n’a pas servi à grand-chose. Pat Vador s’obstinait à garder le compte de mon amie en otage. Mais heureusement quelques années plus tard, le forum en question a fini par disparaitre pour de bon. J’ai actuellement perdu contact avec cette amie, mais je souhaite qu’elle ait pu finir sa transition et faire sa vie tranquillement.

J’espère que vous avez tenu le coup, chers lecteurs qui ont eu le courage de lire ces horreurs écrites par cette despote. J’ai dit tout ce que j’avais sur le cœur, j’ai débité un nombre record de jurons en un article, et je l’assume, la situation le justifiait. A présent, je n’ai plus rien à dire sur trans-forum, je peux passer à autre chose. The End.

Sites de rencontres, Acte 3 (et réflexions sur la visibilité trans)

J’ai trouvé un témoignage sur SOS Transphobie, prouvant une fois de plus que les sites de rencontres ne sont vraiment pas safe pour les personnes transgenres : Lien

Je n’ai jamais été sur Badoo, je ne peux donc pas juger par moi-même. Après je ne connais pas cette Lila, mais je me demande si indiquer sur son profil qu’elle est transgenre était une bonne idée. Le web étant très transphobe (enfin, surtout le web), je ne trouve pas très prudent de porter une pancarte « Transgenre » (je schématise). Donc à moins que le passing de Lila soit médiocre, il aurait été plus sage de ne pas mentionner sa transidentité. Elle aurait eu tout à fait la possibilité de le faire au cours de la discussion de la première ou deuxième rencontre (dans un lieu public et si possible accompagnée, très important !).

Alors oui, sur mon blog je ne cache absolument pas ma transidentité, c’est même une forme de militantisme. Mais en dehors de Lolita paria (qui reste un personnage anonyme), peu de gens savent pour moi, IRL comme sur le net, je ne vois pas l’intérêt de leur dire alors que je passe pour une femme cisgenre depuis quelques mois. Seuls mes meilleurs amis connaissent mon secret, et je m’en porte super bien. Tout ceci n’est que mon avis, bien sûr.

C’est malheureux à dire, mais dans le pays des droits de l’homme cis-hétéro (rigolez pas), mieux vaut ne pas trop étaler sa transidentité selon sa situation professionnelle ou autre. Reste toujours la possibilité de faire avancer la cause, en participant à l’Existrans par exemple, il y a bien des allié.e.s cisgenres qui viennent prêter main forte à cette manifestation.

Pour en revenir à Lila, je souhaite malgré ses mésaventures qu’elle pourra trouver quelqu’un qui l’aimera comme elle est, ça finira forcément par arriver un jour. Mais mieux vaut qu’elle oublie Badoo.

Loliwarrior – Mon changement d’état civil

Ma santé mentale se dégrade fortement depuis au moins l’été dernier. Les coupables ? Une lettre (ou un chiffre) et des prénoms qui n’ont rien à faire sur mes papiers d’identité, ainsi qu’une photo ne me représentant pas du tout. Ces intrus-là me gâchent la vie, m’exposent à la discrimination, aux malentendus et à l’outing imprévu. Il est temps d’enfiler ma tenue de combat, et de mener ma lutte sans merci contre l’Etat français qui m’a injustement assignée garçon. Je suis à présent hormonée depuis près de 15 mois, des lois récentes ont (théoriquement) rendu le changement d’état civil un peu plus facile ; il est désormais grand temps d’agir.

Aujourd’hui a été un petit échec, un mauvais démarrage, puisque mon avocate était absente. Mes coups de téléphone n’ont servi à rien. Je réessayerai donc demain.

La culture du viol, ce n’est pas drôle !

Vous savez chers lecteurs, j’adore faire de l’humour noir, du sarcasme, c’est un peu le but de Lolita paria après tout ; enfin là il y a tout de même des limites. Donc, tout le monde a entendu parler de l’affaire Théo de Aulnay-sous-Bois. J’ai dit, tout le monde. Vous êtes d’accord que c’est choquant ce qui s’est passé, qu’on devrait balancer une fléchette au curare à ce barbare qui a cru que c’était marrant de briser la vie d’un jeune homme.

Et là, il y a un piti concon qui s’est dit : « ooooh, mais si je faisais une blague à propos de cet incident, en faisant la comparaison avec les homosexuels, ce serait rigolo ! » Non, non, non, et non Môssieur Baffie !! Ce n’est PAS rigolo.

insulte-de-baffie

Dans la tête de ce moule à gaufres de Baffie, le seul truc qui s’y passe c’est des insinuations du genre : les gays ne pratiquent que la sodomie, et aiment ça même en cas de viol, jusqu’à réclamer ces viols. Mmmhmmh, vous la sentez là ? Vous la sentez, la culture du viol ?! En plus, je ne suis même pas sûre que Vincent McDoom et Magloire aient demandé à être associés à ce foutage de gueule.

Source

Alors rends-nous service Laurent Baffie, démissionne de ton poste et va plutôt postuler pour un emploi de technicien de surface. Puisque tu aimes dire de la merde, autant te payer à te faire récurer les chiottes, ce sera plus approprié crois-moi.

L’hôpital de l’horreur

docteur-maboul

Que de malheurs en ce moment ! J’ai été victime lundi soir d’un accident domestique qui m’a fait perdre connaissance (je vous passe les détails). Heureusement ma colocataire a rapidement appelé les pompiers, j’ai donc été transportée à l’hôpital, où j’ai entretemps repris mes esprits. C’est donc l’occasion de vous faire part de mon expérience en tant que femme trans hospitalisée. Je vous avais dit précédemment que mon physique et ma voix ne pouvaient plus semer le doute sur mon genre, et là aussi c’était vrai (malgré mes hématomes à la tête). Les médecins et infirmiers m’appelaient systématiquement Madame… jusqu’à ce qu’ils voient mon dossier. Allez hop, ♪ un peu de fantaisie, un peu de magie ♪, le chiffre 1 de mon numéro de sécu a enchanté le personnel médical pour les pousser à m’appeler Monsieur. Ensuite un beau petit bracelet avec mon deadname et la mention sexe M, que j’avais envie d’arracher et de le faire bouffer à un de ces gratte-papiers sans âme.

J’ai passé une bonne partie de mon hospitalisation à souffrir mentalement, non pas seulement à cause du mégenrage, mais aussi parce que l’organisation de cet hôpital est pire que la maison qui rend fou dans Astérix ! Quand je demande à une infirmière au hasard quand je sortirai d’ici, c’est « ben je sais pas » ; quand je demande à une autre : vent. Après vingt minutes à pleurer sur mon lit (placé dans le couloir évidemment), je finis par avoir mon infirmière référente, elle me disait qu’il fallait attendre l’arrivée des médecins.

12 heures à attendre qu’il se passe quoi que ce soit, c’est très long. J’étais bien entendu entravée par ma perfusion qui me servait de boulet. On m’a servie à manger le matin et le midi, encore heureux, même si les employés n’ont pas encore appris l’existence de la cuillère à soupe pour manger mon potage. Entretemps, on m’a fait un scanner rapide mais insupportable, à cause des médecins qui devaient avoir le cristallin opaque, vu qu’ils ne se rendaient pas compte qu’ils avaient en face d’eux une femme, une femme qu’ils appelaient Monsieur à cause de heugueugueu vou avé une lettr M sur vot bracelet heumeugueugueu.

Ensuite de nouveau cette prison déguisée où on ne se préoccupe pas de moi, par exemple un bruit strident continu à proximité de mon lit qui était littéralement en train de me sodomiser les tympans. Mais bon c’est pas grave de voir une femme… heu pardon un Monsieur déguisé en femme (lol), se tordre de douleur à cause de cette réminiscence du bowling de la dernière fois.
Vers la fin de mon hospitalisation, une nouvelle infirmière est venue me voir pour discuter, me rassurer, m’informer, elle s’est même assise à côté de moi. Voilà ce qu’on attend d’une infirmière ! Le côté humain est très important, et visiblement de nos jours ça devient aussi rare que les paroles sensées de Donald Trump.

Et puisqu’il faut une cerise sur ce gâteau au vitriol, l’ambulancier (qui lui aussi me mégenrait, faut pas déconner hein) qui m’a transportée chez moi, m’a dit que je lui rappelais physiquement son fils. Non mais qu’est-ce que tu me chantes là, ton fils c’est Andreja Pejic ou quoi ???

Après toutes ces mésaventures, je me sens plus que déterminée à rappeler mon avocate pour faire les démarches de changement de prénom ET d’état civil. En espérant qu’entretemps je n’aie pas d’autre pépin qui me conduise de nouveau à l’hôpital.

Se faire casser les oreilles au bowling

Un après-midi consacré à une partie de bowling avec des connaissances, c’est toujours sympa quand on aime ce hobby. Mais des fois, ça vire à l’emmerdement maximal.
A cause de quelques éléments perturbateurs de 1m30 qui, juste à côté de moi, jouaient à qui crie le plus fort (pour faire simple), je me suis retrouvée avec des acouphènes pendant toute la journée. Voilà, à cause de ces sirènes d’alarme sur pattes, je n’entendais plus pendant au moins une heure, puisque les sifflements des acouphènes étaient si forts qu’ils recouvraient tous les sons environnants. Bien que les symptômes se soient partiellement atténués depuis, ça me fout en pétard. Même la voix de crécelle de Christophe Maé est une crème chantilly sonore à côté de ce que j’ai subi. Après un mutisme psychologique (voir l’article ‘Je suis sans voix’), la surdité… C’est quoi la prochaine étape ? Je deviens aveugle en tombant sur un concours de duck face sur FB ??

En conséquence, je vais être obligée de venir chez l’ORL, en priant pour ne pas tomber sur un docteur Maboul ou une andouille qui m’appellera Monsieur par le mystérieux pouvoir du chiffre 1 sur ma carte vitale.

Bilan n°5 de mon traitement hormonal

J’arrive à un stade où je me sens de plus en plus satisfaite de mon apparence physique, et donc la dysphorie physique ne se fait pratiquement plus sentir.
Les dernières séances de laser ont fini par éliminer la quasi-totalité des poils du visage. Du coup je suis en train de tenter une expérience depuis dimanche : ne plus me raser jusqu’à ce que les poils deviennent trop visibles. Là on est lundi après-midi, bah… il n’y a pas grand-chose, juste une toute petite zone où il doit rester à peine une vingtaine de survivants, même pas décelables à 30 cm de distance. Donc voilà, je suis trop contente de m’être bientôt débarrassée de ces intrus qui squattaient ma tronche (j’ai même déjà vu des pré-adolescents avec plus de barbe que moi !).

Pour le reste du corps, ça reste remarquable. Des hanches plutôt marquées, une poitrine certes pas impressionnante mais bien présente, et du volume à mes cheveux. Même au niveau de la voix j’ai progressé, plus personne ne se trompe sur mon genre par mon timbre, au téléphone comme IRL. Les noms d’oiseau du style tr@velo ne sont plus qu’un lointain souvenir.
Tout ce qu’il me manque, c’est d’avoir les papiers conformes à ce que je suis. Mon physique étant parfaitement crédible, je suis obligée d’avoir toujours sur moi une attestation prouvant que je suis transgenre. Pas le choix, puisqu’on ne me reconnait pas du tout sur la photo de ma CNI, actualisée en 2014. C’est comme avoir l’impression d’avoir sur soi les papiers de quelqu’un d’autre… Ça a l’air drôle dit comme ça, mais certaines personnes ont déjà eu des problèmes avec les flics aux contrôles d’identité. Alors j’espère que les décrets pour le changement de prénom en mairie se grouilleront d’arriver. Pas envie qu’on m’accuse d’avoir piqué les papiers de mon frère, ou des choses de ce genre, même si avec l’attestation je ne devrais pas avoir de soucis.

La nouvelle génération d’imbéciles heureux de Nautiljon, Acte 3

Nautiljon. J’avais parlé de ce site de culture asiatique il y a très longtemps sur Lolita paria, c’est en fait l’ambiance parfois nauséabonde que je critique, on trouve beaucoup de trolls méchants, et surtout de LGBTphobie. Vous comprenez donc qu’il vaut mieux ne pas participer aux forums et autres, surtout si on ne rentre pas dans le moule de ce site, j’ai en effet été bannie en 2011 pour transidentité.

Hier, un article a été posté à propos une personne non-binaire au Japon, connu.e pour son groupe de Jpop XOX (oui, c’est un nom bizarre, mais pourquoi pas) ; il s’agit de Toman Sasaki. Mais ce n’est pas sur là-dessus que je veux insister.

Comme dit sur mon article de 2015, Nautiljon comporte une certaine proportion d’andouilles transphobes ou homophobes. Et devinez quoi ? On retrouve encore Yoshiki-97 et ses tendances victimophiles, déjà abordé auparavant. Comme par hasard, même s’il n’est pas le seul à m’avoir fait facepalmer. On cite les torchons de ces énergumènes ? Ben oui tiens, je ne vais pas me gêner !

Mon dieu…. Manque plus que la création d’un troisième type de sexe le non genre. En autre >  » Je suis un homme mais je suis né femme à l’intérieur »

Paf, on commence fort avec un amalgame entre la transidentité et la non-binarité. Et puis c’est quoi cette appellation, le « non genre » ?

Le cancer SJW est entrai d’intoxiquer le monde entier..

Oui bien sûr, nous les transgenres et non-binaires on est des mechan pa bô ki propaj la téori du djendeur, bouh. Bon sang de bonsoir ! S’il existait une machine à remonter le temps, je lui offrirai un voyage sans retour pour l’an 1000 ! Comme ça au moins il n’empoisonnerait plus les gens civilisés.

Il y a seulement deux sexes et deux genres le reste c’est de la merde progressiste. Chromosome XX et XY.

« Bonjour, je voudrais connaitre votre caryotype avant de vous appeler Madame ou Monsieur ». … … Connard.

Non ca n’existe pas, ils sont homme ou femme. S’il ne sont pas certain ils n’ont qu`a regarder ce qu’ils ont entre les deux jambes. XX et XY, le reste c’est du délire.

Ce n’est pas un bout de chair qui définit ce qu’on est, mais de toutes façons qui serait assez con pour fouiller l’entrejambe des gens (ou leur caryotype), juste pour vérifier leur genre ?

Tiens le lobby persécuté avec son idéoligie « qui n’existe pas » selon belkacem s’invite au Japon.
Sans surprise le torchon NYT avec le journaliste Ben C Solomon (un inuit sûrement..) qui promeut ce non sens qui est le genre..
[…]

Tout comme « être » malade ou « se sentir » malade ce qui est différent.. un homme qui « se sent » femme n’est ni plus ni moins qu’une personne avec un problème de perception ou de déni de la réalité..

Ho ho, alerte au gogol transphobe (oui, il s’agit de Yoshiki-97) ! Un femme trans est une femme, ça n’a rien à voir avec la perception ou autre. Ce que vous les transphobes vous niez, c’est que vos paroles sont de véritables appels à la haine envers les personnes transgenres et non-binaires.

Je m’arrête là car je me mets mal à l’aise à citer toutes ces bouffonneries. C’est vraiment désespérant de voir autant d’étroitesse d’esprit de la part d’une communauté pourtant déjà « marginalisée ». On peut tout de même souligner que les commentaires négatifs ont reçu des pouces rouges en masse, ce qui laisse une once d’espoir. On verra bien si certains commentaires seront supprimés prochainement.

Les groupes FB transgenres, encore…

J’ai quitté presque tous les groupes FB transgenres sur lesquels j’étais inscrite, à cause un incident qui m’a fait péter un câble et qui a failli me rendre transphobe (une sombre histoire de pot commun, mais passons). Il ne reste plus que deux de ces groupes, le premier est très peu actif mais contient beaucoup de publications sur l’actualité transgenre, je vais peu sur ce groupe mais au moins il est très calme et pas prise de tête. Le deuxième est plus récent, et c’est un groupe que j’appréciais beaucoup, car on n’est pas bridé.e.s par ces histoires d’humour oppressif comme c’est le cas pour beaucoup d’autres groupes similaires. Ce groupe, je le nommerai The Diary of Jane, en référence à une chanson de Breaking Benjamin, mais aussi pour ne pas avoir des ennuis avec les administrateurs du groupe, s’ils découvrent un jour mon blog. On ne sait jamais.

Donc voilà, The Diary of Jane a été créé pour apporter un peu de solidarité envers les personnes transgenres, et ce, tout en restant ouvert aux personnes cisgenres (sauf bien sûr les perv*rs). Ce groupe était franchement sympa, et ça m’ennuie de dire ça car je n’aime pas toujours la phrase « c’était mieux avant », mais là l’ambiance s’est largement dégradée. La faute à un règlement qui s’est durci, et aux coups de gueule des admins sur des broutilles telles que « arrêtez de demander des conseils sur votre passing ». Il n’est pas rare que des publications (au passage, elles doivent maintenant être approuvées manuellement par le staff) soient verrouillés car l’admin est agacée par les questions redondantes. Quant au règlement dont je parlais plus haut, j’approuve la plupart des points abordés, mais je suis choquée de voir que « Tout bannissement est définitif ». Pas de seconde chance ?? Et si on débarque sur le forum et qu’on commet une bourde involontairement ? Je vous préviens, je n’attendrai pas que The Diary of Jane se transforumenaze pour supprimer toutes mes publications et réponses avant prendre mes cliques et mes claques et de me casser !

Mille milliards de trolls ! Pourquoi faut-il toujours que les admins de groupes ou forums qui se développent prennent la grosse tête et deviennent des despotes ? Pour le coup, le groupe en question pourra bientôt changer sa description, car il ne sera un jour plus question d’entraide !

Maintenant que j’ai fini de rouspéter, je vous propose de vous détendre en écoutant cette version plagiée de la chanson de Breaking Benjamin :

(Non mais sérieusement, c’est The Diary of Jane en plus long et avec une tonalité différente)

« Au secours, je sais pas écrire un titre de sujet explicite ! »

Ho merde, je me transforme en What the cut version blog, il faut que je rattrape mon retard.

Bon, initialement je voulais partager un profil de réseau social qui me paraissait transphobe, mais comme je suis une truffe je ne l’ai pas enregistré en favoris. Du coup je parlerai encore du FDA, qui aux dernières nouvelles sera bientôt supprimé car obsolète, donc j’en profite avant de ne plus pouvoir partir à la pêche aux perles chez eux.
Après les bots spammeurs, les cassos bannis qui se réinscrivent en boucle, les assassins de la langue française, et autres trolls ; je demande… les gens qui ne savent pas rédiger un titre de sujet explicite. Voici une petite compile :

compile-titres-de-topics-foireux

La logique voudrait que quand on demande de l’aide sur un forum de 80 000 membres (et des poussières) avec des millions de messages postés, on créé un sujet avec un titre qui résume ce dont on veut parler. Mais non, pour certains même ça c’est trop compliqué, donc tel un Gaston Laflemme ils écrivent des titres qui ne donnent aucun indice. Ha tiens, et si j’écrivais dorénavant mes titres d’articles, genre : Article de blog ?

Bon, vu que sur les screens ce sont des pseudos, je me suis pas embêtée à les flouter. Je vais décrire ces six spécimens que j’ai mis au pilori :

« Aidez-moi s’il vous plait ». Tu veux de l’aide oui d’accord, mais sur quoi ? Il y a des dizaines de sujets par page et des centaines de pages dans la plupart des rubriques, donc généralement les gens ne vont pas se faire chier à cliquer sur un titre aussi bateau. Et puis c’est écrit dans le règlement, mais comme c’est trop fatigant de lire…

« Problème !! ». Rogntudjuuu, passez-moi une règle, que je lui tape sur les doigts !! Ce sujet a été écrit dans la rubrique intitulée Problèmes généraux. Alors merci Captain Obvious, sans toi je n’aurais pas deviné que tu as un problème. On pourrait tout à fait écrire un titre tel que « Cuisine » dans la rubrique Cuisine, quitte à prendre les gens pour des cons, autant le faire jusqu’au bout, hein.

« SVP HELP ». Bordel d’ectoplasme de tonnerre de crotte, je déteste quand ils mettent des titres tout en majuscule ! Rien ne sert de crier, il faut parler à point. Pour le reste, même chose que ton camarade du haut, ma règle va avoir du boulot.

« … ». Alors ça c’est très intelligent. Tu veux pas faire encore plus court et plus crétin pendant qu’on y est ?

« urgent ». Non et non, ce n’est pas parce que tu écris le mot ‘urgent’ tout seul, que ça attirer des visiteurs plus rapidement. Pff, il faudrait inventer un script qui empêche la validation des sujets qui contiennent de genre de titre.

« au secours ». Le cerise sur le gâteau, c’est ça ! Tu étais si pressé.e que ça d’écrire ton titre ? Tu crois que les gens vont te répondre instantanément, comme si tu t’étais blessé.e (et si c’est vraiment le cas, appelle les secours au lieu de trainer sur un forum) ?

Moralité, prendre le temps de bien écrire son titre de sujet permet de mieux informer les gens à propos de ce qu’il s’agit, et ainsi on obtient souvent des réponses plus rapides. C’est pas compliqué, si ?
Et pour le dernier mot de la fin, merci de m’avoir aidée à retrouver mon niveau de virulence d’antan sur mon blog, ça fait du bien.

Merde de merde de merde !!

(avertissement : malgré l’absence de termes et expressions « directes », ce qui va suivre risque de déranger les plus sensibles)

J’ai passé un très mauvais quart d’heure pendant la fin de mon jogging ce matin. Je ne peux plus sortir une heure sans être importunée par mes problèmes intestinaux. Donc voilà, j’ai été obligée de faire dans l’herbe, avec heureusement des sacs pour ramasser les déjections de chiens (et la mienne, du coup). Je ne vous pas dis comment j’étais mal, il m’a fallu aussi cacher mes parties intimes, car poisse oblige, des gens m’ont vue de loin pendant que je faisais mes petites affaires. Jamais je n’ai été aussi impatiente de pouvoir me laver les mains… Ce n’est pas la première fois que je n’arrive plus à me retenir, ça m’inquiète. La conséquence est que je vais devoir dépenser des sous pour le médecin, alors que je commence à me serrer la ceinture à cause de ma vaginoplastie planifiée pour l’année prochaine. Et les couches, je n’en veux pas !

Sachant que je veux désormais aller occasionnellement à la piscine (et au passage ça s’est bien passé la dernière fois), ces soucis d’incontinence vont être compromettants.

VDM (Vie De Malchance)

Retour à la piscine

Etant en passe de fêter mes 1 an de traitement hormonal, j’ai envie de tenter un petit plaisir que je m’interdisais jusqu’à présent : la piscine. Mon corps est à présent, selon moi, suffisamment féminin pour ne pas avoir de problèmes avec les employé.e.s des piscines. Tucking* maitrisé, cheveux qui ont repoussé, et silhouette féminine ; tout laisse penser que je suis une femme cisgenre. Je dois juste faire attention à ma voix androgyne, qui peut être interprétée comme « masculine ». Par contre un souci avec mon visage : les poils ont un peu repoussé. Tant pis, je vais devoir vider une deuxième fois mon compte bancaire pour refaire des épilations laser, qui complèteront celles de 2013-2014. Habituellement j’applique du cache-barbe et ça passe inaperçu, mais qu’en sera-t-il avec l’eau de la piscine ?

*C’est le nom de la technique pour dissimuler la bosse entre les jambes.

11ème commandement : « Tu ne riras point ! »

Cet article fait suite aux chichis des groupes FB destinés aux personnes Non-binaires/genderqueer (voire trans), car il y en a plusieurs des groupes. Donc voilà, Perles de cisgenres est un groupe qui m’avait l’air sympathique, puisque montrant des captures d’écran issus de pages/sites/blogs transphobes. Un peu le même genre de chose que je fais parfois avec Lolita paria, donc leur intention est louable. Mais. Mais, le but du groupe n’est pas seulement de lutter contre la transphobie, l’homophobie, la racisme et tout ça. Non non non, c’est pas assez pour eux, il faut aussi s’en prendre à toute forme d’humour, bien sûr ! On va montrer un peu le genre d’absurdité qui règne chez eux, donc il y aura des screens au menu, à mon tour de me régaler ! (NB : inutile de chercher le groupe en question sur Facebook, on ne peut le rejoindre que sur invitation, il est secret quoi. Comme par hasard !)

sans humour

Un statut pour dénoncer – et inciter à dénoncer, tant qu’à faire – ce qui m’apparait être… de l’humour ! Bon d’accord, c’est pas très subtile comme humour. Mais crotte ! Qu’est-ce qu’il y a de réellement choquant pour ces gens-là ?? Le second degré ? Ils n’ont jamais entendu parler de ça, même pas dans les cours de maths, trololol !

Et la discussion/polémique qui va avec. Bien entendu j’ai masqué les pseudos, les photos (y compris les miens).

sans humour2sans humour3

 

En conclusion (illustrée à merveille par ce meme philosoraptor, que j’ai créé pour les troller), l’humour chez Perles de cisgenres c’est mal ! Vous ne devez pas rire, vous ne devez pas sourire, ou vous serez traité de fjgutufhtunpht-phobe. En attendant ce n’est pas chez eux que je trouverai Charlie.

Groupe Facebook NB/genderqueer digne d’une dictature

C’est dingue à quel point certains groupes Facebook adressés aux Non-binaires/genderqueer peuvent se montrer intolérantes, voire plus intolérantes que les personnes transphobes. J’ai voulu rejoindre un groupe Facebook non-mixte, c’est-à-dire interdit aux personnes cisgenres, afin d’éviter les propos blessants de leur part, soit. Étant MtF, mon inscription n’a posé aucun problème, jusqu’à ce que je voie leur règlement.
En gros, il y avait une liste interminable de mots et expressions interdits (désolée, pas de screens, ça aurait été trop long). Vous allez rire – ou pester contre moi, c’est selon -, c’est digne d’une dictature : on ne pouvait pas dire l’expression « c’est dingue », ni « j’ai halluciné » ; parce que pour le premier, selon eux c’est psychophobe (vois pas le rapport…), et pour le second c’est oppressant pour les personnes qui se droguent. Ce ne sont que deux premiers exemples, leur règlement s’étalait sur des kilomètres ! On ne pouvait pas dire non plus d’interjections du style « bordel de merde » ou « putain » (même censuré avec une *), non pas parce que c’est grossier mais parce que c’est putophobe selon eux. Qu’on doive bannir les propos transphobes, homophobes, racistes, islamophobes, etc. c’est tout à fait logique, mais là on nous ôtait environ 5% du lexique français (ce pourcentage approximatif vaut ce qu’il vaut).

Vu le manque relatif de liberté d’expression sur ce groupe de dicussions, je suis partie peu de temps après mon inscription, je ne voulais pas être traitée de transphobe ou de plein de noms en -phobe ou -iste par les membres à cause de maladresses que j’aurais pu éventuellement commettre. L’admin a osé me dire par Mp que je trouvais plus dur d’éviter les 157589975 mots et expressions oppressants que de les vivre. Bravo, vraiment bravo ! J’ai trouvé une communauté pire que trans-forum.naz en matière de répression ! La seule différence est que je me suis barrée à temps, avant d’avoir des ennuis avec eux/elles.